jeudi 31 juillet 2014
294907 visiteurs
Rechercher ouvrage par titre par auteur

Toutes nos nouveautés

Nos dernières parutions


Vert foncé

Alain MINSART


Une addiction salée

Pierre BRU

 

Caresses amères

Mathieu AZAIS
 
Plumes d'encre
Roman
-5 %
 10.45 € 11.00 €
Envoi sous 48 heures

Pourquoi deux êtres s’attirent-ils ? Pourquoi, malgré l’évidente mauvaise foi de l’autre, continue-t-on à l’aimer ? Cette question n’a toujours pas trouvé de réponse aux yeux de Valentine. Pourtant, pendant six ans, elle a aimé un homme à la folie. Passant sur ses défauts, aveuglée par cet amour, elle ne prête pas trop attention à ses sautes d’humeur, sa façon d’être et fonce, tête baissée, dans l’engrenage de la violence. Une histoire, comme il en existe partout, et qui met l’accent sur différents aspects de la violence conjugale.

Extrait

"Ma vie était devenue un kidnapping, une séquestration, une remise en question perpétuelle. Je m’efforçais donc de ne rien faire ou de ne rien dire qui puisse le faire sortir de ses gonds. J’abondais tout le temps dans son sens. Même lorsque nous eûmes cet accident de la route, que la voiture fut détruite et que je perdis une partie du liquide amniotique, je ne bronchai pas. Mon désespoir et mon angoisse se démultiplièrent à outrance, mais tout pourrait s’arranger. Du moins, je m’en persuadais. Il paraît qu’à six mois de grossesse, les bébés peuvent être sauvés. Je devais garder espoir. Espoir de courte durée, puisque j’appris également, lors de la visite d’urgence que je fis chez le gynécologue, que mon fils était maintenant pourvu de malformations.
Mais qu’avais-je pu faire pour mériter autant de problèmes, de fractures, d’amoncellements de dérives ? Étais-je condamnée à souffrir, à porter ma croix le long de ma vie ?
Heureusement, un brin de soleil vint s’immiscer dans les ténèbres de mon existence. Ma mère, que je n’avais pas vue depuis un nombre incalculable de mois, vint plusieurs jours me soutenir dans cette épreuve. S’appliquant à me remonter le moral pour l’accouchement, je lui tus, comme toujours, les attitudes de Franck à mon égard. Nous marchâmes tous les jours, nous promenant tout au long des avenues parisiennes, espérant provoquer un accouchement naturel. Enfin, les contractions apparurent, fermes, douloureuses, intenses et pressantes. Mon admission à la maternité était prévue pour le lendemain et, surprise, c’est ce jour-là que choisit ma mère pour rentrer, arguant une réunion le jour suivant.
Le monde s’écroulait autour de moi. Le père de mon enfant ne pensait qu’à mon mal-être et à celui de son fils ; je ne pouvais compter sur ma famille et il existait un risque vital pour mon bébé. Que devais-je faire ? Que penser ? C’est la première fois que la mort ne me fit pas peur. Je me sentais capable de l’affronter et de passer de l’autre côté de la barrière. Qui sait ? Peut-être qu’au dernier moment, la fibre paternelle rejaillirait du cœur de Franck. Courage, tout allait s’arranger… par n’importe quel moyen… je le savais… j’allais trouver. La décision fut prise de faire de mon enfant un grand prématuré."


Cette page a été consultée 1218 fois

© Avril 2007 - Juillet 2014 - Les 2 Encres
Toute reproduction de ce site est interdite sans autorisation expresse de la société Les 2 Encres
Plan du site - Mentions légales