Une aventure, un projet :
Du verger au jus de pommes
Objectif : une bouteille par enfant.
Consommation : rapide si soif intense, lente si dégustation.
Élaboration ?…
Tout commence au verger, avec un « il était une fois » pour ceux qui aiment les belles histoires. La frénésie s’empare de ces petits yeux avides, de ces petites mains rapides qui ramassent, ramassent, ramassent. Les pommes rouges partent les premières dans les seaux, dans les sacs, dans les poches, tels des œufs décorés le jour de Pâques ! Plus tard, les jambes doivent arpenter le terrain, aller plus loin, elles se fléchissent, accélèrent, les distances s’évaluent, se mesurent, l’œil repère les obstacles, ces vieux troncs qui se dressent en travers des courses folles. Les branches jusque-là ignorées se rappellent à leur existence, porteuses elles aussi de ces trésors tant recherchés.
Les bras s’étirent, le corps se fait le plus long possible. Chaque pomme est la plus belle, à défaut d’être la plus grosse !
Puis arrive doucement ce moment d’apaisement, celui qui va au-delà de la simple cueillette, celui qui donne à chacun la liberté de flâner dans cet environnement que le corps et les yeux ont déjà appréhendé.
Là, on le sait, on le sent, le verger, ce n’est pas que pour des pommes, fautes de prunes.
C’est aussi pour le jeu
pour l’herbe mouillée
pour le poids des seaux
pour la voisine la vache
pour le vieux tracteur
pour les fourmis
pour « regardez comme elle est grosse ! »
pour « C’était qui Guillaume Tell ? »