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Les silences d'Isis

Maryna UZUN


Optimiser la Gestion de la Relation Client - Apport de la socio-sémiotique

Christiane LEGRIS-DESPORTES

 

Criminelle entreprise, Prix du Roman Noir ARDUA 2009

Pierre BRU
 
Sang d'encre
Roman
-5 %
 20.90 € 22.00 €
Envoi sous 48 heures

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À cinquante ans, Fernand, gentil mais effacé et soumis, n’a fait que subir les événements sa vie durant.

Lorsqu’un jeune patron reprend l’entreprise dans laquelle il travaille depuis toujours, il est confronté à des méthodes musclées de management, qui consistent à transformer le personnel d’encadrement en individus totalement asservis.

Envoyé en stage dit de motivation au fin fond de la forêt amazonienne, il y découvre la violence physique et même la mort...

Avec ce roman noir social plein de tendresse, de volupté et d’humour qui se déroule dans le Périgord des années 60-70, le Bordeaux des années 80-90, pour se poursuivre dans l'hostile forêt guyanaise, Pierre Bru nous procure assurément une bonne dose de frissons !

 

 

Extrait

Hugues Lauzier vint s’asseoir à la table à côté de Lars et attendit que chacun soit arrivé.

– Je vous remercie de votre ponctualité. J’espère que vous n’êtes pas trop fatigués par ce long voyage et que vos chambres vous plaisent. Comme vous le savez, nous allons rester ici deux semaines. Ce stage a pour but de mieux faire connaissance avec vos collègues et surtout de mieux faire connaissance avec vous-même. À la fin du séjour, vous allez sans doute vous découvrir une nouvelle facette de votre personnalité, dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Ces incentives, comme on les appelle, vous permettront par la suite de donner le meilleur de vous-même, à la fois dans votre travail, mais aussi dans votre vie quotidienne. Je fais le pari avec vous, qu’après ce séminaire, vous allez vous transformer.

À titre personnel, je ne participerai pas à l’aventure, ayant quelques clients à démarcher sur le département. Je vous retrouverai donc vendredi en huit, lors de votre retour à Cayenne. En attendant, je passe la parole à Lars qui va vous parler du programme des prochains jours.

– Bon, je vais expliquer ce que nous allons faire. Tout d’abord, un peu de détente avec la visite de Kourou et l’île du Diable demain. Après, départ en forêt pour neuf jours. Pas possible les valises. Alors vous mettez les t-shirts, les treillis, les rangers et vous prenez un sac à dos ici. Dans sac à dos il y a tout. Reste juste une petite poche pour la brosse à dents, le rasoir et maquillage pour la femme. Les valises gardées à l’hôtel jusqu’au retour.

Murmure dans l’assistance. Lars poursuivit :

– Pas d’ordinateur ni blakberry, ni appareil photo ou caméra. Pas GSM dans la jungle. Juste un petit peu d’argent. Cent euros max pour pas se faire attaquer par les bandits brésiliens très méchants. Mais moi bien connaître l’endroit et si eux pas gentils, pan, pan !

Et du geste de la main, les doigts repliés et l’index tendu, il simula les coups de pistolet.

Un malaise traversa la salle. Thierry Ménager, le directeur commercial, osa :

– C’est dangereux ?

– Parfois, si on se rapproche des trafiquants et des orpailleurs. Mais regardez, moi, toujours vivant !

Il arborait un large sourire sur ses dents très blanches devant son assistance catastrophée. Il continua :

– Bon, nous reparlerons dangers plus tard. Demain, petit déjeuner à six heures. Il faut prendre le minibus pour Kourou à sept heures. Le bateau pour l’île est à huit heures trente. En attendant, il y a un pot au bar avec la charmante serveuse.

José, très intéressé par la dernière phrase, demanda :

– C’est par où ?

– On y va ensemble, mais pas oublier les sacs.

La troupe s’empara des sacs pour savoir de quoi ils étaient composés.

Deux tee-shirts, un maillot de bain, un bob large et imperméable, un poncho contre la pluie, une paire de tongs et un briquet, tous ces articles griffés du logo Extrême. Un hamac filet avec moustiquaire, un duvet, une corde en nylon et des mousquetons. À cela il faut ajouter une petite trousse de secours, un couteau suisse très complet, deux assiettes et un gobelet en plastique rigide et solide et une paire de couverts.

Une poche latérale spécialement conçue à cet effet recevait un coupe-coupe. Du même côté, une autre poche servait à accueillir une lampe torche dynamo. Sur l’autre côté du sac se trouvait la fameuse poche « libre » pour y glisser quelques effets personnels.

Certains dépliaient leurs affaires en riant, d’autres faisaient la moue en pensant à ce qui les attendait. Fernand ne savait que penser.

Le punch servi au bar fit oublier à chacun les problèmes du moment et le repas qui suivit fut très arrosé et animé. Surtout par José, très excité par les beautés locales. Il fallut toute la persuasion du groupe et une bouteille de rhum supplémentaire pour qu’il n’aille pas en boîte de nuit, compte tenu de l’heure matinale du réveil.


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