jeudi 24 avril 2014
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Ferme ta bouche ! (Commande pour l'étranger)

Zita NARAMÉ


Histoires d'École - De l'indignation à l'espérance

Geneviève GILLARDIN

 

Amour, souffle de vie

Michel ANTHOINE
 
Lignes de vie
Récit
-5 %
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- C'est une leucémie myéloïde chronique, chromosome de Philadelphie. Dans un langage plus clair, un cancer de la moelle osseuse !

Ces mots tombés brutalement résonnent encore comme un glas dans ma tête ; ils y resteront à jamais gravés. Quelques mots, et l'univers de Michel, soudain, devient trouble. Cancer. Le mot redouté, le mot briseur de rêves, d'espoirs... Le mot qui fait perdre tout repère. Reste alors l'amour des proches, qui vous accroche et auquel vous vous accrochez pour ne pas sombrer. Ils sont là, et pour eux, il faut lutter. C'est ce que va faire Michel. Tout au long de ce récit, nous suivons son combat. Un témoignage bouleversant dans lequel se heurtent douleur, amour, désespoir, confiance et foi.

Extrait

Lorsque je quittai l’immeuble, j’étais décomposé. Je n’en savais pas beaucoup plus mais ma crainte s’était accrue. Je ne voulais pas penser à ce qu’il m’arrivait, je ne comprenais toujours pas. Un cancer ? où ? Un cancer de quoi ? Voilà, çà y était, j’étais encore en train d’extrapoler sur mon cas ! réalisai-je en me morigénant.

Je ne sais comment je parvins jusqu’à la voiture. J’avançais comme un automate. J’ouvris la portière. A l’intérieur, c’était une vraie fournaise ! Je baissai les deux glaces des portières avant. J’avais des suées, il faisait encore plus chaud que tout à l’heure. Je m’installai dans le véhicule et démarrai. Tant bien que mal, je cherchais à me faufiler dans le flot de la circulation. Je ne me sentais pas bien et avais hâte d’être rentré. Je passai ma tête par la fenêtre de ma portière pour chercher l’air qui apaiserait le sentiment d’oppression que je ressentais, mais j’étais de plus en plus mal. Des gouttes de sueur dégoulinaient sur mon visage, dans mes yeux, alors qu’un froid interne, profond m’envahissait. J’éprouvais des picotements dans les membres, jusqu’au bout des doigts, ce qui acheva le travail de sape. Il fallait que je m’arrête, mais j’étais pris dans cette circulation, en plein centre ville. Je quittai le boulevard Victor Hugo et pris l’avenue Jean Médecin. J’arrivais près des arcades qui font l’angle de la rue, et la place Masséna. Je stoppai mon véhicule au premier feu tricolore, eus encore la présence d’esprit de prendre mon portefeuille posé sur le siège à côté de moi, et difficilement, parvins à sortir de la voiture. Je ne voyais pratiquement plus rien. Incapable de parler pour demander de l’aide, je me dirigeais vers le trottoir, sous les arcades, les bras tendus comme un ultime appel au secours, avant de m’écrouler sur les pavés...


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