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J'ai amarré mon vélo à une étoile

Loïc JUBIN


Le leurre d'une vie

Jacqueline CLERGEAU

 

Terramour

Christine Clairmont
 
Encres libres
Poésie
-5 %
 11.40 € 12.00 €
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Dans l’œuvre poétique de Christine Clairmont (vingt-trois recueils à ce jour), Terramour occupe une place prépondérante. Alors que ses premiers recueils s’attachaient uniquement à un style d’écriture (classique, néo-classique ou fantaisiste), l’auteur a réuni dans ce livre, publié pour la première fois en 1990, des poèmes au style plus varié. Le message est clair : c’est l’inspiration qui a dirigé le poète vers différents modes d’expression.
Leur seul point commun : l’Amour. Amour des éléments, des végétaux, des minéraux, des saisons dans la première partie. Empathie et compassion dans la deuxième partie face aux malheurs du monde.
Puis l’auteur glisse vers l’imaginaire dans la partie suivante, et enfin vers l’amour de l’écriture dans la dernière partie.
« L’Amour, c’est beaucoup plus que l’Amour », disait Stendhal.
Laissons-nous donc entraîner dans le sillage de ce poète qui veut croire encore et encore à la bonté des êtres humains, à la beauté de la création.

Extrait

La porte bat

Le monde attendait
Au seuil de la maison
Et moi, tapie derrière la porte
Je percevais sa respiration
Tantôt saccadée, tantôt régulière,
Flux et reflux du Temps.

Jamais je n’aurais osé ouvrir
J’avais peur de l’étrangeté du monde,
De sa cruauté, de ses comédies.
Et je restais là, sans bouger,
Comme une statue patiente et grave
Qui aurait perdu son socle.

La situation aurait pu s’éterniser
Si le monde me restait étranger
La face de la terre n’en serait pas modifiée.
Une voix pourtant chuchotait
Que c’était faux et qu’il fallait
Que je sorte enfin de moi-même.

Je n’eus pas à obtempérer
Car le vent du malheur souffla si fort
Qu’il ouvrit la porte brutalement.
La porte se mit à battre, inlassable,
Avec une ardeur que je n’aurais pas imaginée.
Toute la terre entra en moi et je me mis à écrire.

Le premier jour je suis sortie sur le seuil
Et je fus éblouie par le soleil levant.
Alors, je choisis d’écrire la nuit
À la lueur d’une lampe complice...
La porte bat, je suis heureuse,
La terre et moi en équilibre.

 


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